Nomme moi le métier que tu as choisi, je te dirai de quelle partie de toi tu me parles …

Ma pratique de coach m’a apporté une autre lecture du choix que nous faisons, en optant pour une profession.

 

Ce choix est le miroir de notre scenario de survie dans la vie. Je pose le postulat que l’énergie que nous mettons en œuvre en faisant notre choix professionnel et le reflet de l’énergie que nous déployons dans la vie.

 

Il y a deux options. Quelle que soit votre situation, si vous cherchez au plus profond de vous même, vous allez vous retrouver dans une des deux.

 

Soit vous avez choisi le métier qui vous permet d’affronter votre zone d’ombre.

Soit vous choisissez le métier qui vous conforte dans votre scénario de sur-adaptation (évitant ainsi d’aller visiter votre zone d’ombre….)

 

L’exemple le plus visible de la première situation, c’est le timide qui devient acteur, ou commercial, voire même politique.

 

Pour le second, j’ai à l’esprit le cas d’une cliente qui, ayant vécu dans une famille violente et instable, au sein de laquelle elle ne savait jamais comment la journée allait se terminer, est devenue « Responsable Qualité ». Job, par excellence, de prévision et de « garantie » sur le déroulement des événements.

 

Dans le 1er cas, il y a deux façons de visiter sa zone d’ombre : en conscience ou en force.

 

Dans la conscience, chaque action posée est douloureuse en cela qu’elle oblige à aller chercher une partie de soi même qui est masquée, niée, dévalorisée. Généralement par fidélité aux injonctions familiales et / ou autres, entendues pendant son enfance. Cela me fait mal, et je sais « pour quoi « je le fais : je sais me guérir en profondeur. Ce n’est pas l’aspirine qui masque la douleur, c’est le traitement qui va cibler la cause de la douleur.

 

Dans la force, je suis exclusivement dans la recherche du résultat, et j’occulte soigneusement la partie de moi même que j’agresse ainsi par mon comportement. Certes, j’affronte ma zone d’ombre. Et je ne le fais pas dans la bienveillance et le respect de qui je suis. Je suis dans la pire des violences : celle à l’encontre de moi même. Je n’apprends rien de cette attitude, et vraisemblablement ce que j’affronte ainsi va se déployer sous une autre forme, ailleurs, plus fort. C’est le mal de dos qui s’installe parce que je n’ai pas soigné mon entorse à la cheville. Comme j’ai compensé pour occulter la douleur à la cheville, les lombaires me font souffrir.

 

Qu’en est – il de l’autre scénario, celui où je choisis le scénario qui conforte mon scénario de sur adaptation ?

 

En renforçant les défenses qui existent déjà, je laisse d’autres lieux en jachère. Ce qui ne signifie pas qu’ils n’existent pas. Au contraire, ils continuent à se développer et se renforcer dans ce qu’ils sont. En d’autres temps, la France à cru se protéger de l’envahisseur en renforçant la ligne Maginot. Avec le succès que l’on sait …

 

Renforcer le scénario qui me protège depuis des années m’éloigne davantage chaque jour de la partie de moi même que je n’ose visiter. Laquelle ne va pas disparaître pour autant : seule l’autruche pense que parce que elle ne voit pas l’ennemi, alors ce dernier ne la verra pas non plus …..

 

Et cette partie de moi même dont j’ai tellement peur, dont j’ai réussit à me convaincre qu’elle n’existe pas, n’aura de cesse que d’attirer mon attention. Par des somatisations ou par des événements qui me paraitront d’autant plus violents qu’ils toucheront précisément ce que je ne veux pas voir.

 

Dans le cas de ma patiente « Responsable Qualité » : Ne voulant pas « visiter » ce que la violence de sa petite enfance a généré chez elle comme souffrance et scenarii de sur-adaptation, elle doit affronter aujourd’hui la violence que sa propre fille, adolescence, s’inflige (scarifications, avortements ……) .

 

Alors, avant de changer de métier « parce que vous ne le supportez plus », si vous veniez vous rendre visite à vous même ? Et peut être vous orienter ensuite vers un métier qui correspondra à QUI vous êtes réellement. Un métier qui vous enrichira, sinon pécuniairement, du moins émotionnellement. Ne le valez vous pas ?

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2018 (2)